La médicalisation progressive des établissements recevant des personnes âgées (impact loi 2000-2002) :

En dépit de cette évolution de notre société conduisant à un développement massif de la population de seniors « non dépendants »,  le parc des maisons de retraite, dites « généralistes », a basculé dans ce que l’on appelle dans le métier l’EHPADISATION.

En effet, la réforme de la tarification des maisons de retraite intervenue entre 2000 et 2002, en concertation entre les conseils généraux et les DDASS, aujourd’hui l’ARS (agences régionales de santé) a engendré la mise en place de crédits de médicalisation, c’est-à-dire des subventions aux établissements qui intégreraient du personnel « médicalement » qualifié.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : ces établissements ont basculé dans l’hyperspécialisation adaptée aux pathologies de plus en plus lourdes.

De fait, ce mouvement a entraîné une raréfaction de l’offre d’habitat et de services pour les seniors non dépendants mais plus tout à fait autonomes, matérialisée ici par un appel d’air et qui vient tout naturellement justifier ou plus que jamais légitimer l’offre résidences services seniors.